Coaching en entreprise – A quoi servent les outils si je n’ai pas envie de construire ?

bricoleur dubitatif devant un plan

L’activité professionnelle occupe une grande partie de notre semaine, tous les mois de l’année, et pendant des années. C’est donc un terrain privilégié pour évoluer, expérimenter, apprendre, et s’épanouir. Alors pourquoi nombre d’individus n’investissent plus cet espace de temps et de lieu pour le faire ? 

Pendant l’enfance, la question « Que veux-tu faire quand tu seras plus grand/ grande ? » donne l’occasion aux enfants d’exprimer leur rêve d’avenir. Plus tard, pendant leur cursus, les lycéens et étudiants de manière générale voient dans leur futur métier une occasion de montrer de quoi ils sont capables, de relever des challenges, de faire leur place dans la société. Les premières années de vie active, les salariés veulent montrer leurs compétences, convaincre leurs collègues et leur employeur qu’ils méritent leur poste.

Alors pourquoi, au fil des ans, constate-t-on de plus en plus souvent une lassitude, une frustration, voire un épuisement, un mal-être au travail ? Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer, mais le plus souvent, c’est parce qu’on a perdu le sens.

Le sens de ce que l’on est – L’activité professionnelle s’inscrit dans un cadre de vie plus large incluant la vie de famille, la vie sociale, la vie personnelle.  Les challenges se multiplient ; le curseur des priorités évolue avec le temps. Parfois on réalise qu’on s’est un peu oublié et on cherche à définir un nouvel équilibre dont nous redevenons le centre.

Le sens de ce que l’on fait – La montée en compétences est essentielle pour s’épanouir, être motivé dans le temps, se sentir utile dans sa fonction. Les organisations, les habitudes, la répétition peuvent nous installer dans une forme de confort rassurant, mais qui peut aussi devenir un frein, voire un poids. L’être humain a besoin de se sentir profondément utile, reconnu dans sa singularité et pour cela il doit mener des actions qui ont du sens.

Le sens que l’on veut donner – Lorsque la mission professionnelle est alignée avec la personne qui l’exerce, il est plus facile de donner une direction à suivre. Et les challenges à relever sont tout à coup beaucoup plus abordables.

Parce que le salarié est avant tout un être humain unique, singulier, l’accompagnement à l’évolution professionnelle doit être personnalisé pour être efficace. Les formations sont autant d’outils qui permettent d’évoluer en termes de connaissances et de compétences, mais leur mise en application individuelle n’est possible que si elles sont alignées avec l’individu. Sinon ces super outils risquent de rester au placard… et c’est bien dommage.

Après le coaching sportif, – et là s’entend la préparation mentale des sportifs -, le coaching en entreprise se développe depuis une trentaine d’années.  Quelle que soit la taille de la structure, cette méthode d’accompagnement des individus est une opportunité pour les entreprises qui doivent préserver leurs ressources : face aux enjeux de concurrence et de croissance qui font monter la pression ; face aux réorganisations liées aux évolutions techniques, technologiques, stratégiques ou managériales ; mais également en terme de responsabilité dans la prévention des risques psycho-sociaux, et plus récemment dans la gestion des  conséquences psychologiques de la crise sanitaire sur leurs employés.

Quel que soit le niveau hiérarchique, le coaching permet de remettre du sens à l’investissement professionnel. Pour se sentir à sa place, pour investir cet espace de développement pour soi-même, et par ricochet pour pérenniser l’activité au sens plus large. Investir sur le potentiel individuel de chaque salarié est une clé stratégique pour que les outils à disposition soient utilisés avec sens et de manière optimale.

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